Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
17 septembre 2009 4 17 /09 /septembre /2009 16:42
 

Depuis trente-cinq ans, l’organiste malien est de toutes les aventures musicales, du jazz aux musiques d’Afrique, d’Inde, en passant par le groove international ou la pop française et le hip hop. Vétéran du légendaire Rail Band du Buffet Hôtel de la Gare de Bamako, pionnier du Moog en Afrique de l’Ouest, membre fondateur des Asselars, il devient un pilier de la fertile scène ivoirienne de la fin des années 1970. Il s’installe finalement à Paris en 1985, en pleine explosion des musiques africaines, où il se fait rapidement connaître comme l’un des plus valeureux musiciens de session et de live de sa génération. S’il ne remporte pas le succès immédiat d’un Mory Kanté ou d’un Salif Keita, son travail s’inscrit dans la durée. Depuis de nombreuses années, les mélomanes apprécient son parcours. Qu’on le croise aux côtés d’Hank Jones, d’Ornette Coleman, de Living Colour, de Salif Keita, d’Amadou & Mariam, Dee Dee Bridgewater ou Joe Zawinul, sa touche personnelle, nourrie des vibrations de musiques noires américaines, fait toujours la différence. Pivot de la scène musicale malienne contemporaine, il vient de produire et d’arranger de nouveaux disques attendus, comme ceux d’Oumou Sangaré, de Kassé Mady Diabaté et de Sory Bamba, que l’on croise sur son nouvel album. Salut hip-hop, boubou immaculé, grand sourire et portable à l’oreille, on finit forcément par croiser Cheick Tidiane Seck dans les nuits de Bamako, où il se produit souvent lorsqu’il ne peaufine pas son disque ou réalise ceux de ses collègues. "Sabaly" a longtemps mûri à Bamako, entre le studio Bogolan et celui de Oumar Diallo dit "Barou Bleny", le bassiste d’Afel Bocoum. D’Oumou Sangaré à Toumani Diabaté, d’Amadou & Mariam à Bassekou Kouyaté, de Kassé Mady Diabaté à Habib Koité, de Kaniba Woulé à Mangala Camara, de Djélimady Tounkara à Baba Salah et Petit Adama, entre autres, la plupart des grandes vedettes maliennes ont participé à ce nouvel opus, sans parler de ses amis Manu Dibango, Dee Dee Bridgewater, Guy Nsangué ou Paco Séry... Loin de peser sur le disque, ces featurings forment un ensemble redoutablement cohérent. Cheick chante, joue de la guitare, du piano et de la calebasse sur Oh, Lord !, un titre qui évoque l’absurdité des guerres fratricides, notamment le conflit ivoirien. Il a écrit ce morceau à « Versailles », la maison d’Amadou & Mariam située non loin de l’aéroport de Bamako-Sénou, alors qu’il attendait un avion hypothétique pour se rendre à Abidjan, Cheick renoue avec la tradition folklorique de son enfance, qu’il passa à Sikasso, royaume sénoufo, lui, le natif de Ségou, capitale du pays bambara. Sibalan Koné est un hommage à un grand chasseur bambara sur un rythme typique de Ségou. On entend ici les sonorités du bara, un grand tambour cérémoniel. Amadou Bagayoko et Habib Koité jouent chacun de la guitare, qui se marie parfaitement aux touches d’orgue de Cheick. Le superbe Mougoutari est un autre hommage à un grand chasseur malinké, célèbre, craint et respecté des animaux. Ancré dans la tradition, ce titre illustre un mouvement moderne et syncopé dans le bon sens du terme. En roue libre, la kora de Toumani et la guitare de Djélimady accentuent sa beauté immédiate. On entend toutes les couleurs du Nord du Mali sur Mali bero, un morceau songhaï qui signifie « Grand Mali », un titre qu’il jouait déjà en version instrumentale à l’époque du Rail Band. Afel Bocoum ajoute ici une mélodie nouvelle. Le morceau est plus réarrangé que modernisé. Neben’ makoum a été écrit avant un déplacement au Togo où il était invité par Souleymane Koly à diriger la partie musicale d’un spectacle pour la paix entre les ethnies, qui retraçait l’histoire du pays, avec trois cents musiciens ! « J’ai juste pris ma guitare et j’ai commencé à chanter le titre en compagnie de Awa Sangho » glisse-t-il, modestement. Cette chanson lui ressemble, pleine d’âme et exubérante. Porté par des chœurs sensuels et une incursion ragga, Bakoromba évoque l’enfance. Il s’agit d’une cérémonie spéciale pour les enfants, similaire à Halloween, où l’on se tatoue tout le corps avec de la craie et du charbon et où l’on fait du porte à porte, en quête de friandises, en chantant cette mélodie. Titre le plus émouvant de l’album, Toungaranké signifie « Les immigrés ». Cheick a composé le titre à New York en hommage à son percussionniste Daniel Moreno, avec un clin d’œil à la détresse des jeunes immigrés africains à Ceuta et Melilia. Le morceau est dédié aux immigrés de tout pays, qui n’acceptent pas d’être mal traités. Le texte est sublimé par les grandes voix mandingues, Kaniba Woulé, Fantani Touré, Mariatou Diabaté, Mangala Camara. Sabaly est un titre composé dans la période des Asselars, qui appelle à la tolérance et au pardon. On y retrouve toute la nouvelle garde des musiciens maliens. Le kamelengoni de Benogo Diakité et Yoro Diallo illuminent le morceau de leur présence, ainsi que Petit Adama, la jeune vedette malienne du djembé. Le chant d’Oumou est limpide, souligné par des touches délicates de Fender Rhodes. Chanté par le grand griot national Kassé Mady Diabaté, Kobenatuma est peut-être l’un des titres les plus personnels de Cheick. Il définit à merveille son univers musical, ses rencontres et ses voyages. Ainsi que son écriture particulière pour les rythmes dumdumba. Morceau dédié à l’Afrique, Bisso (na bisso) signifie « tous frères » en lingala, la langue véhiculaire congolaise. Il s’agit d’un titre de Manu Dibango composé en I967, sur lequel Cheick a fait ses premières armes et qu’il a réarrangé en hommage à l’aîné. Le chant de Dee Dee Bridgewater et les choeurs de Fafa Ruffino et Myriam Béti, en fait le titre le plus cosmopolite de l’album, avec Mao Otayeck et sa wah wah funky. Paco Sery à la batterie et Guy Nsangue à la basse, concoctent une rythmique langoureuse alors que Cheick s’en donne à cœur joie avec son orgue Hammond-B3, qui rappelle que Jimmy Smith fut sa première influence. Nitara Bamako (« Quand tu vas à Bamako ») est un hymne à Bamako, composé dans l’esprit des années ayant suivi l’indépendance, dédié à Baba Bary, qui en est le chanteur et compositeur. Deli magni (« habitude ») est un hommage à Batourou Sékou Kouyaté et Sidiki Diabaté, les deux grands maîtres de la kora moderne. « A l’époque du Rail Band, je jouais également avec L’Ensemble Instrumental. J’ai essayé de retrouver l’énergie de Sidiki Diabaté, le père de Toumani, dans mon jeu de piano. Je voulais aussi avoir une basse acoustique et une calebasse. J’ai demandé à Mangala de chanter que la monotonie vient de l’accoutumance, avec les sentiments que cela peut apporter. Quand on devient très habitué à quelqu’un, la souffrance est grande ». Au départ, ce titre ne devait être qu’un duo avec le maître actuel de la kora, Toumani Diabaté.
permalink


Note :
Partager cet article
Repost0
14 septembre 2009 1 14 /09 /septembre /2009 21:22
  

Retour aux sources pour Rodrigo y Gabriela. Pour donner naissance à ce quatrième album studio, ayant la lourde tâche de succéder à un très réussi album éponyme, ils sont en effet retournés au Mexique, leur pays natal.

Ce quatrième album est aussi prétexte à retourner à leurs premier amour… Le metal. Leurs débuts, ils les font au sein de Terra Acida, groupe de heavy metal officiant dans les clubs de Mexico. Pour cet album, ils embauchent Colin Richardson derrière les potards, maître du son de Slipknot, Trivium ou de Cradle of Filth.

Dès les premiers accords de Hanhuman, le ton est donné : ça joue très fort et très vite, le son claque, résonne, détonne sous les coups de boutoirs percussifs des deux guitaristes. La pression ne se relâche pas et on s’aperçoit que les deux mexicains sont encore meilleurs que précédemment… L’alliance entre percussivité rauque et dense et mélodie quasi-instantanée est parfaite, et Buster Voodoo, en hommage à Hendrix, est ébouriffante d’aisance et de classe. La troisième piste – Triveni – en est un autre exemple, car de rythmiques quasi-tribales et métalliques, on passe sans coup férir à des ambiances plus douces, beaucoup plus mélodiques, où le Oud s’invite dans ce morceau en hommage au trio Israélien Joubran.

En effet, conçu comme un véritable album hommage, 11:11 fait donc le pont entre le metal abrasif de leurs débuts et une palette d’influence qui se veut de plus en plus large et à laquelle Rodrigo y Gabriela font la part belle. En effet chaque morceau est un tribute à une de leurs multiples influences, qui vont de Dimebag Darrell (Pantera) à Pink Floyd, en passant par leur compatriote Santana, Hendrix, ou Paco de Lucia.

Grande nouveauté pour cet album, les deux mexicains intègrent dans leur travail de nombreux instruments, complexifient les instrumentations, épaississent leurs compositions et plus grande nouveauté encore, font appel à la guitare électrique. Très présente sur certains titres, elles décevra les puristes qui voyaient dans les deux mexicains les nouveaux apôtres de l’acoustique, mais ravira tous les autres.

C’est sûr, on reprochera à Rodrigo y Gabriela de produire une musique un peu cliché, qui cherche peut-être trop à s’enfermer dans le carcan de ceux qui tiennent un concept et qui ne veulent pas y déroger, quitte à y sacrifier la qualité. On peut considérer que ce quatrième album est une preuve de plus que le groupe tourne un peu en rond, en usant et abusant des mêmes ficelles musicales, jusqu’à lasser, et l’argument serait très recevable. Il est vrai qu’au bout de quelques écoutes, certains titres paraissent plus faibles que les autres (Master Maqui, Savitri…), et qu’on a un peu envie au choix, de maudire celui qui a inventé la guitare acoustique, ou de crier « Aïe Caramba, calienteee ! » dès que quelqu’un nous adresse la parole.

Néanmoins, 11:11 est un album solide, très plaisant et offrant à nouveau un écrin de choix au talent monstre des deux mexicains, démontrant que génie instrumental ne rime pas forcément avec piètre qualité musicale.

 



Note :
Partager cet article
Repost0
30 août 2009 7 30 /08 /août /2009 13:26


Nous sommes toujours au Sénégal à la fin des années 70. Il n'y a pas qu'à Dakar que les musiciens explorent de nouvelles directions et définissent les bases de ce qui deviendra "Le Mbalax". Ainsi verront le jour, des groupes comme Le Canari de Kaolack, l'U.C.A.S Jazz Band de Sedhiou et en ce qui nous concerne aujourd'hui Le Royal Band de Thiès.

Thiès est une ville étrange, développée rapidement par les Français, parce qu'à la croisée des 2 lignes de chemins de fer reliant Dakar, à Saint Louis d'une part et à Bamako de l'autre. Thiès est vite devenue la seconde ville du pays. Il en résulte encore de nos jours une ambiance bizarre, mélangeant le bouillonnement propre à toutes grosses villes africaines avec une certaine nonchalance souvent présente dans ces anciennes cités coloniales.

Regroupé autour du chanteur Adema Secka et du timbaliste/chef d'orchestre Modou Sarr, le Royal Band se produisait régulièrement au Sangomar, la boite de nuit d'un technicien nommé Moussa Diallo véritable petit géni qui à l'aide de ses deux micros toujours bien placés a enregistré la plupart des groupes de l'époque et est quasiment le dépositaire de ce son si particulier.

De nos jours, je pense que Le Sangomar n'existe plus, le train ne va plus jusqu'à Saint Louis et Adema Secka sort épisodiquement des cassettes sur le marché local sous le nom de Secka et Le Royal Band de Thiès.

permalink

 




Note :
Partager cet article
Repost0
27 juillet 2009 1 27 /07 /juillet /2009 16:57




La Panika fait partie des quinze formations de la compagnie du Tire-laine, un des collectifs emblématiques de la région lilloise où s’entremêlent musiques tsiganes, klezmers et autres swings manouches. Fanfare mais pas que, la Panika est le fruit de mille rencontres, mille tumultes, mille folies, mille péripéties... Benito BLANCQUAERT, chef de file et saxophoniste époustouflant de la formation, rencontre en 1996 Arnaud VAN LANCKER (Nono), directeur artistique et fondateur de la Compagnie du Tire-laine. Les projets fusent. Il joue dans « Sergan le Rom » puis avec les musiciens du Taraf Borzo, notamment en compagnie de Jean-Pierre LIETAR, trompettiste émérite avec qui il se lance dans une tournée inoubliable au cours de laquelle il croise le grand maître clarinettiste bulgare Yvo PAPASOV ou encore Mladen MALAKOV. En 2001, Benito découvre dans les rues de Gand l’accordéoniste Pesho ELMAZOV un rom de Bulgarie, et c’est le coup de foudre. Des rencontres qui ont scellé le destin de la Panika, celle de Pesho ELMAZOV, Jean-Pierre LIETAR et Benito BLANCQUAERT en fait bien évidemment partie. C’est le début d’une amitié fraternelle. L’âme de la PANIKA est née, une fanfare « bulgaro-franco-belge ». Avec les « gros », Vincent HOUZIAUX, Christian LAISNE, Antoine MARÉCHAL (tubas), Gaspard VANARDOIS (banjoïste du Taraf Dékalé et guitariste du Taraf Borzo) et Théophile DEMARCQ (percussioniste de Swing Gadjé et du Taraf Dékalé), la Panika est devenue une fanfare incontournable des musiques tsiganes des Balkans, fortement influencée par les musiques roms de la mer Noire. Le groupe compte à présent plus de 150 déambulations et concerts, et confirme ainsi sa dimension européenne. Plus récemment, Apaz DEMIR SEVGILIM (clarinette) et Mitko CHAKAROV (trompette), deux musiciens hors pair, descendants directs de la lignée des grandes familles de musiciens roms qui perpétuent depuis des siècles, génération après génération, leur répertoire dans la région de Shumen en Bulgarie, apportent à la Panika ce souffle unique et incroyablement tsigane !
permalink



Note :
Partager cet article
Repost0
11 juillet 2009 6 11 /07 /juillet /2009 13:17
 


Éste podría ser fácilmente de esos álbumes que incentivan los últimos movimientos suaves después de una ardua noche de copas. Esos bailes lentos en medio del ritmo oscuro de las tabernas madrileñas. La melodía envuelve, relaja e invita a caer en el trance de la guitarra y una voz acogedora.

“Depedro”, también conocido como Jairo Zavala, ha desarrollado su carrera como músico de sesión acompañando a grupos como “Amparanoia” y “Calexico”. Fue esta última banda, reconocida como una gran exponente de la música mestiza e independiente mundial, la que colaboró en el disco de Zavala, grabado en Tucson, Arizona.

El guitarrista madrileño de voz carrasposa entrega una variedad de estilos en las 11 canciones del disco. En varios temas  se ve una propuesta instrumental que confirma la idea de representar la música americana y latina. A ratos muchas canciones y melodías se acercan de buena manera al trabajo de Pau Donés de Jarabe de Palo.

Las sensaciones se entrecruzan en este disco tanto como la guitarra con el piano y el ritmo del bajo. El disco abre con la canción “Como el viento”.  La melodía sube de intensidad lentamente, llegando a un coro pegajoso, muy representativo de las canciones de Zavala. La letra en este tema es de esas fáciles de aprender. No extraña, después de escucharla, andar por la calle recordando a “Depedro”.

Dentro de las canciones destaca “Don't leave me now”. Con una introducción plagada de instrumentos conjugando un sonido potente, la letra suma al estado de ánimo que lleva el disco, un paseo por el ritmo del trasnoche, el desamor y sus consecuencias.  
-- Jaime Villarreal Izquierdo
permalink

Note :
Partager cet article
Repost0
11 juillet 2009 6 11 /07 /juillet /2009 13:00




On April 6, 2003, the music world lost a remarkable individual, a legendary musician, teacher and humanitarian. Babatunde Olatunji led a rich life of creativity and passion and Chesky is honored to have produced Olatunji's last commercial release, love drum talk, nominated for the 1998 Grammy award of Best World Music Album. The African Music Encyclopedia writes, "Baba was the single most important contributor to the popularization of African hand drumming in the United States....spreading his love of the drum, song, music, and African culture inspiring generations of American musicians, many of whom have devoted their careers to African music and who are, in turn, spreading Baba's message to their students." All of us at Chesky will miss Babatunde Olatunji and remember him with the utmost affection and admiration.
"The spirit of the drum is something that you feel but cannot put your hands on,
It does something to you from the inside out . . .
It hits people in so many different ways.
But the feeling is one that is satisfying and joyful.
It is a feeling that makes you say to yourself,
"I'm glad to be alive today! I'm glad to be part of this world!"
---Babatunde Olatunji (The African Music Encyclopedia www.africanmusic.org/artists/olatunji.html)
In a church on a leafy street in Chelsea, Manhattan, saints in stained glass windows smile benevolently down on the drums of Africa beating out their message of spiritual love. At the center of a group of players from Africa, the Caribbean and America is the venerable Babatunde Olatunji, the Nigerian drummer whose landmark 1958 release, Drums of Passion, first restored Africa's ancient and always modern rhythms to the land that had banned them in slavery days, America. This recording is the tenth in Olatunji's Drums of Passion cycle that explores integral facets of the human experience, from healing to liberty. Now Olatunji turns his attention to life's brightest aspect. "This one is about love," he declares exuberantly. "What is love? I'm trying to give the different meanings that we think about love. Love is a lifetime process. It might take a lifetime for me to know you." He quotes an African saying: "What one desires most in one's heart finds frequent expression in one's words." Olatunji's words are sung in his tribal language, Yoruba, and the drums that surround him - his ashiko, the big, curvaceous mother drum, the smaller, cylindrical djembe, the djun-djun and the talking drum - transmit the message as eloquently as the lyrics. Each track invokes another face of love and tells stories of Olatunji's own life. On Spell M6nisola, Olatunji sings of his American-born granddaughter going to study at her grandmother's school in Ibadan, Nigeria, as he articulates the young girl's name in drumbeats. The travails of romantic love are addressed on Sare Tete Wa, yearning as it begs, "Lover, please come running back to me." Fear of commitment permeates Long Distance Lover, and a parallel anguish fuels the doomed passion of Don't Know Why My Love. Upbeat dance floor lust grooves through What's Your Number, Mama?, in which a dancer's devious routine to acquire a love object's phone number vies with his mental calculations of her measurements. A more abstract love, the intimate conspiracy between dancer and drummer, inspires Bebi Alolo and Love Drum Talk. The drums were a daily backdrop to life in Babatunde Olatunji's birthplace, the fishing village of Ajido, some forty miles outside Lagos. He arrived in America in 1950 and traveled on a segregated "Jim Crow" train to study at Morehouse College. "I started the whole music thing to protect my sanity," he explains. Stunned by the ignorance of his fellow students, who assumed all Africans lived among lions in the jungle, Olatunji began inviting them to drum and sing in his rooms and discovered his life's mission as Africa's musical ambassador. Before the birth of the Civil Rights movement, Olatunji played racially mixed gigs in the South; in New York, he jammed with Cannonball Adderley, Max Roach and John Coltrane, who helped establish his ongoing Harlem-based organization, OCAC (the Olatunji Center for African Culture). The former political science student grew to be the confidante of leaders from Kwame Nkrumah to Martin Luther King. A recent association with the Grateful Dead's Mickey Hart, with whom he formed the influential percussion supergroup, Planet Drum, further expanded his influence. Olatunji remembers, "When I first came to Harlem, people would insist, 'I'm not from Africa!' It went from there to saying, 'I'm a black person,' then it became 'I'm an African American.' Now, they say, 'I am an African.'" That evolution of identity and consciousness may be Olatunji's greatest triumph.
permalink

Note :
Partager cet article
Repost0
10 juillet 2009 5 10 /07 /juillet /2009 20:05




Amparanoïa est un groupe de rock alternatif latino né de la rencontre entre Amparo Sanchez et Manu Chao en 1995 à Madrid. Le groupe s'appelait à l'origine Los Amparos del Blues ; les autres membres étaient Robert Johnson et Piluka. Ils jouaient dans les bars de la scène alternative madrilène les titres qui allaient composer le premier album : "Poder del Machin".


Note :

Partager cet article
Repost0
10 juillet 2009 5 10 /07 /juillet /2009 20:00
From Global Groove

Sierra Leone is a country of many languages, part from Creole, wich is spoken in the capital Freetown and is based on 'Pidgin English', there are also 'Mende' and 'Timini'. On this album by the Black Diamonds we hear all those languages. Bandleader Sami Kamara claims that he invented the band's name when he thought he tripped over a rock that appeared to be a Diamond. Great coverpicture, the ladies are singers and drummers in the group. And how about Sami with his kazoo.

Note :
Partager cet article
Repost0
2 juillet 2009 4 02 /07 /juillet /2009 14:07


http://shinichi_kinoshita.mondomix.com/en/artiste.htm





Japansclassic: "
Shinichi Kinoshita, the leading tsugaru shamisen player among the younger generation, started learning shamisen at the age of 10 from his father who also was an artist. While tsugaru shamisen is a traditional instrument, Shinichi combined shamisen with rock and jazz and made a completely original music. In 1993, he started "Kinoshita Shinichi Group" composed of tsugaru shamisen, percussion, keyboard, electric guitar, and wadaiko (Japanese drum) and made "Tsugaru Shamisen Rock". In November 2001, Shinichi released two successful tsugaru shamisen albums, "Den" and "Kai" from avex io. "Den" features traditional repertoire while "Kai" features what Shinichi calls "tsugaru fusion". In June 2002, released "SOGU", an album made with a collaboration with Hungarian violinist Roby Lakatos and following year, he released another album, "Show" which features traditional tsugaru shamisen. While releasing albums, Shinichi also made nationwide tour as well as performed in different countries which all won high acclaim. In 2002, Shinichi joined Eitetsu Hayashi's (a renowned Japanese wadaiko player) US tour as well as made Central/South America tour in six countries. In 2003, performed at International Istanbul Music Festival and also gave several concerts at England.

" Wikipedia: "
Roby Lakatos, the 'devil’s fiddler', is a gypsy violinist from Hungary. He is renowned for his mix of classical music with Hungarian-gypsy music and jazz themes. Lakatos was born in 1965 into the legendary family of gypsy violinists descended from Janos Bihari, 'King of Gypsy Violinists'. He was introduced to music as a child and at age nine he made his public debut as first violin in a gypsy band. His musicianship was learnt not only with his own family, but also at the Béla Bartók Conservatory of Budapest, where he won the first prize for classical violin in 1984. Between 1986 and 1996, he and his ensemble played at 'Les Ateliers de La Grande Ile' in Brussels. He has collaborated with Vadim Repin and Stéphane Grappelli. It is claimed Lakatos' playing was greatly admired by Sir Yehudi Menuhin, who always made a point of visiting the club in Brussels to hear him. In March 2004, Lakatos appeared to great acclaim with the London Symphony Orchestra in the orchestra’s 'Genius of the Violin' festival alongside Maxim Vengerov."
permalink

Note :
Partager cet article
Repost0
7 juin 2009 7 07 /06 /juin /2009 16:27
01. Susana Baca - Golpe E' Tierra (Hablan Los Negros)
02. Peru Negro - Ruperta
03. Chabuca Granda - Herida Obscura
04. Eva Ayllon - Yo Te Canto
05. Lucila Campos - Saca Camote Con El Pie
06. Manuel Donayre - Negro Carbon
07. Cecelia Barraza - El Picador
08. Susana Baca - Negra Presuntuosa
09. Eva Ayllon - Cardo O Ceniza
10. Robert Rivas - Arroz Con Concolon
11. Lucila Campos - Negrito Chinchivi
12. Peru Negro - Machete En Su Cuna
13. Olga Milla - Coplas De Amor Y Tondero
14. Arturo 'Zambo' Cavero - El Alcatraz
15. Cecelia Barraza - El Sueno De Pochi
16. Julie Freundt - Morropon De San Miguel
17. Arturo 'Zambo' Cavero - Comadre Coloiche
18. Nicomedes Santa Cruz - Inga



Up until 1950, Afro-Peruvian music was one of South America's best kept secrets. The music has its roots in the communities of black slaves brought to Peru's Pacific coast by the Spanish, and has become a combination of Spanish, Andean and African influences. This "Rough Guide" CD presents a collection of tracks that use a combination of percussion, scrapers, acoustic guitar, bass, vocals and the traditional cajon. The CD has been compiled by Dan Rosenberg who produces radio programmes such as Cafe International and Afropop Worldwide, and is a regular contributor to "fRoots", "Outpost", "Down Beat" and the "Rough Guides".
permalink

Note :
Partager cet article
Repost0