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23 octobre 2009 5 23 /10 /octobre /2009 15:00

 
Actitud María Marta es un grupo de hip hop argentino nutrido por una vasta cultura musical latinoamericana y jamaiquina, que combina esta innovadora fusión sonora con una peculiar y contundente mirada sobre el mundo y la realidad. Desde sus inicios, el grupo ha estado vinculado a distintos reclamos sociales y de organismos de derechos humanos participando, a través de su música, en innumerables festivales de trabajadores desocupados, madres de plaza de mayo, hijos de desaparecidos, fábricas recuperadas y recientemente en la Cumbre de los Pueblos, por citar sólo algunos. A partir del nuevo milenio, y por su constante participación en festivales internacionales, este reclamo se ha hecho extensivo al resto del continente, llevándolas a pisar otros escenarios rebeldes del planeta como los Foros Sociales Mundiales de Porto Alegre, el Festival Mundial de la Juventud en Caracas, Venezuela, y distintos Festivales de Hip Hop en Cuba y Brasil, donde se han presentado junto a reconocidos referentes del hip hop combativo mundial como Dead Prez, Public Enemy y Hermanos de Causa, entre otros.
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21 octobre 2009 3 21 /10 /octobre /2009 13:46


Fondé en 1987, le duo des Fabulous Trobadors est né de la recherche musicale de Claude Sicre. Il souhaite avant tout pratiquer une musique qui peut se jouer n'importe où (ce qui écarte d'emblée beaucoup d'instruments et les effets électroniques) et qui puisse se chanter à la fois en français et en occitan (langue que paradoxalement il n'a pas découvert dans sa ville natale de Toulouse, mais à Paris). En 1983 sa découverte des "Emboladores" du Nordeste du Brésil lui fournit le modèle qu'il recherche : couple voix et percussions, duel poétique et joute de mots ultra rapide chantés en portugais (langue proche de l'occitan). Sa rencontre en 1986 avec Ange B, qui se spécialise dans les bruitages et les imitations d'instruments réalisés à la bouche, lui permet de réaliser son rêve de musique légère et dépouillée. Se servant de chansons traditionnelles mais également de compositions maison, les Fabulous Trobadors publient leur premier album "Era pas de faire" ("On n'aurait pas dû le faire") en avril 1992. Surprenant au premier abord, le style de ces troubadours modernes est directement issu du rap, des joutes verbales du hip-hop et des percussions du ragga. Les mots se déchaînent, fusent dans tous les sens et une écoute attentive (ainsi qu'une connaissance de l'occitan) est indispensable pour tout saisir. Régionaliste avant tout, la musique des Fabulous Trobadors se pare de textes qui accumulent les références à Toulouse (les cachous Lajaunie, le maire Dominique Baudis). La culture et la démocratie locales sont les principales préoccupations des toulousains, qui rejoignent sur ce terrain leurs confrères phocéens de Massilia Sound System qui produisent l'album et qui signent le groupe sur leur label. Faire de la musique sans passer par Paris et ses maisons de disques, de la politique sans rendre de compte aux hiérarchies des partis confortablement installées dans les salons de la capitale, tout cela est possible, les Fabulous Trobadors le prouvent. Avec "Era pas de faire", ils mettent l'humour et la déclamation au service d'une ville, d'une région et de leur langue. Quand certains parlent de libertés locales et de respect des langues minoritaires, d'autres agissent .
ptit_boy
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5 octobre 2009 1 05 /10 /octobre /2009 13:55

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5 octobre 2009 1 05 /10 /octobre /2009 13:33

J.Period, K’naan font preuve de largesse à travers un hommage à Fela et les deux Bobs K’naan n’a pas peur de la confrontation et il le prouve en accolant son phrasé pacifiquement métronomique sur à des monstres tels que Fela, Bob Dylan ou Bob Marley. Épaulé par le producteur J.Period, il excelle à un jeu dans lequel il a déjà démontré à plusieurs reprises son habileté. Les trois titres présente un aperçu du projet de remixes lancé par le MC et le producteur pour rendre hommage à ses trois figures légendaires, dont l’influence artistique a permis l’ouverture de nouveaux champs musicaux. Après une distribution ponctuelle de singles sur le site de The Messengers, l’album sera disponible dans son intégralité le 22 septembre. Parallèlement à ces collaborations avec Mary J.Blige, The Roots ou Kanye West, J.Period est souvent mandaté pour la sonorisation de film ou des campagnes de marketing. C’est certainement cette assise financière qui lui permet d’être très généreux en matière de mixtapes. Il s’était récemment déjà pour ses remixes de Q-Tip qui sont également accessible en téléchargement gratuit sur son site. Sur, Belly Full, l’hommage à Bob Marley, on retrouve également Bajah. Un rapper originaire du Sierra Leone, actuellement résidant à New York, dont la mixtape “Kings of Salone” est également disponible en téléchargement gratuit.
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5 octobre 2009 1 05 /10 /octobre /2009 11:35

 
Voilà peut-être l’album qui va relancer le hip-hop britannique, qui à quelques exceptions près (Roots Manuva, The Streets...), n’est pas dans la période la plus prolifique, ni la plus faste de son histoire. A 26 ans, Speech Debelle livre un premier disque en forme de journal intime qui détonne fortement dans l’univers égotrippé et bling-bling du hip-hop. Et s’il est rare de parler d’humilité et de douceur au sujet d’un artiste du genre, la rappeuse de South London mérite largement ces qualificatifs. Dès les premières notes de guitare acoustique de “Searching”, il ne fait aucun doute que nous tenons là un album particulièrement atypique. Il faut chercher du côté de Roots Manuva (présent sur “Wheels In Motion”) ou The Herbaliser pour trouver des albums comparables - et encore ! Des instrus très travaillés, sans aucun sample, des ambiances variant de la pop au jazz en passant par le dub, beaucoup de cuivres et de cordes : l’Australien Wayne Lotek a fourni à la jeune femme l’écrin parfait pour ses textes à fleur de peau et son flow léger et articulé. Le piano électrique et les touches d’orgue de “Daddy’s Little Girl” accentuent encore la force émotionnelle de ce titre où Speech Debelle évoque la douloureuse absence de son père. L’un des morceaux les plus poignants reste “Finish This Album”, qui fut le premier à être présenté à Big Dada avant signature. Elle y raconte, avec une sincérité désarmante, ses années de lutte pour faire produire Speech Therapy. Mais les tracks les plus marquants, musicalement parlant, restent “The Key”, “Searching” et “Spinnin’”. Le premier, qui fait office de single, est une énorme bombe jazzy au parfum légèrement old-school, à laquelle clarinettes et contrebasse confèrent une atmosphère unique. “Searching”, qui ouvre l’album, mêle relents folk et beat saccadé, piano et cymbales pour un rendu ultra-intimiste, comme si la rappeuse nous chuchotait à l’oreille. Enfin, la “hip-pop song” “Spinnin’” (produit par Mike Lindsay de Tunng) se distingue par son refrain jubilatoire, entonné par un choeur enfantin - impossible de se l’enlever de la tête pendant des jours ! Signalons également la présence de Micachu, la valeur montante de la pop lo-fi, sur le très mélancolique “Better Days”. Quelques titres sont un peu en dessous du lot (“Bad Boy”, “Buddy Love”), mais globalement Speech Therapy est un très solide premier album, et Speech Debelle une magnifique découverte. En bref : un premier essai hip-hop profondément atypique, flirtant avec la pop et le jazz, de la part d’une jeune britannique promise à un brillant avenir.
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3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 15:30
 



Un album de la Rumeur s'apprécie en replaçant ce dernier dans le contexte (politique et social) et dans la perspective de leurs albums précédents. Le premier, l'excellent et indispensable "L'ombre sur la mesure" répondait enfin au buzz crée par les maxis sortis par les membres du groupe. Le deuxième, le plus énervé et moins réfléchi mais non dénué d'intérêt "Regain de tension" faisait écho à leurs mésaventures judiciaires. Ce dernier album "Du cour à l'outrage", emprunte à l'un et à l'autre. Attention: amateur de bling bling et de rap tape à l'oil, passez votre chemin. Car s'il est une chose qu'on ne peut reprocher à la Rumeur c'est de tomber dans la facilité, les dérives mercantiles, ou la romance d'une soit disant vie de gangsters de luxe. Les 4 incorruptibles MC restent fidèles à leur ligne, ce mélange de rap hardcore et conscient, d'engagement, de rue, ce qui donne un rap résolument ghetto, jamais clinquant, toujours incisif. Et c'est peut-être aussi là la limite de leur art. Puisque si les plumes sont toujours aiguisées et promptes à lâcher ces textes tortueux et sans concession dont ils ont le secret, il leur manque parfois la pointe de génie qui faisait tout le sel et l'originalité du premier album, et leur colère sans cesse renouvelée peut paraître un peu redondante par instants, on se dit alors qu'entre une indignation légitime et une rage gratuite il n'y a parfois que la finesse d'une formule bien placée. Pour ce qui est des choix musicaux, nous sommes ici plus proches de la voie amorcée par le deuxième album, à savoir des prods plus rèches, plus rugueuses, plus sombres, plus froide aussi, plus électro même que sur le premier album qui reste le meilleur des trois. Les beatmakers sont cette fois plus variés puisqu'aux côtés de Soul G, on note la présence aux machines de Demon, P.A.T., Laloo, mais l'absence de Kool M, présent lui sur les deux autres opus du groupe; et la deuxième collaboration de Serge Tayssot Gay (Noir Désir) sur "Je suis une bande ethnique à moi tout seul" Les flows d'Ekoué, Hamé, Le Bavar, et Mourad, sont égaux à eux même entre technique et passages plus "parlés", on remarque cependant que les mots se veulent plus lourds, plus menaçants, plus pesés encore que d'habitude comme sur le morceau d'ouverture "Il y a toujours un lendemain". Au niveau de la distribution des rôles, la même recette depuis le début, c'est à dire des morceaux collectifs à deux, trois ou quatre, et des morceaux solos comme le nocturne "Quand la lune tombe", d'Ekoué, un moment d'errance dans une nuit parisienne forcément hostile et glauque ou encore le beau et sombre "un chien dans la tête" d'Hamé sur une jolie prod de Soul G. et aussi "Nature Morte" par Le Bavar dont la thématique (passé colonial français et ses conséquences) fait écho à son "365 cicatrices" sur le premier album. "Du cour à l'outrage" est donc un album sombre, rageur, bien plus hardcore que certains albums qu'on affuble de cette étiquette censée faire vendre et faire vraie, mais vrais et intègres sont bien les quatre rappeurs de la Rumeur et même si cette dernière livraison n'est pas la plus indispensable en ce qu'elle n'amène rien de plus que les livraisons précédentes sur le fond, et est moins séduisante sur la forme, la Rumeur reste un groupe nécessaire dans un contexte ou la réalité sociale et économique se durcit, et où le rap, musique d'opposition par nature se noie bien souvent dans les bulles dorées d'un champagne un peu tiède.
Gérôme / Moïse
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30 juillet 2009 4 30 /07 /juillet /2009 16:18




Le très bon maxi "Phase 3" a parfaitement rempli sa mission. Il a annoncé avec on ne peut plus d'exactitude le contenu et la nature du tout dernier album de l'irréprochable trio japonais Tha Blue Herb. L'essentiel de "Life Story" révèle en effet les mêmes compositions électroniques longues et hypnotiques que les deux titres du maxi, les mêmes scratches rares et discrets, le même quasi-spoken word, les mêmes thèmes rap traditionnels (ego-trip et affirmation de soi, éloge du clan et de l'amitié, défense du hip hop original), mais en version hallucinée, avec des airs d'écriture automatique. La formule se révèle certes moins tubesque que sur "Phase 3" ici, moins immédiate. Mais elle est toute aussi convaincante. Sur "Life Story", l'autre amour musical du rappeur Ill-Bosstino, celui qu'il entretient avec la deep house au sein de Tha Herbest Moon, est plus visible que jamais. Les longues compositions (de 4 à 8 minutes) sur lesquelles il s'exprime ont le flegme, les basses rondes et imperturbables, les motifs répétitifs et le groove triste de son autre genre de prédilection. Sauf qu'ici, c'est O.N.O. qui signe les beats, épaulé par les interventions éparses de DJ Dye. Et que, comme d'autres compères japonais, le producteur est toujours l'un des plus talentueux orfèvres qui soient et qu'il se montre capable de nous offrir ces nouvelles merveilles que sont ces "Supa Stupid" et "Tenderly" à la beauté mélancolique, ou bien encore ce "Motivation" enlevé, le dernier titre de l'album, le plus soutenu aussi, le plus efficace. Tha Blue Herb est un groupe majeur, l'un des rares, surtout dans le hip hop, capable de sortir à plusieurs reprises de longs disques impeccables. Le trio japonais prouve une fois pour toutes sa supériorité avec cet album qui réalise l'exploit d'être original et singulier tout en respectant l'essentiel du cahier des charges rap, jusqu'à se fendre de chœurs r'n'b sur "Such a Good Feeling". Le secret de sa réussite, le groupe l'expose en faisant part de sa vision du rap sur "The Suburbs of Hip Hop", quand, parmi des aphorismes façon "le rap est pour ceux qui savent faire face à la tristesse", il rappelle qu'il est tout autant profondément japonais que profondément hip hop. Qu'il est profondément personnel, et donc immanquablement bon.
Sylvain Bertot
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26 juillet 2009 7 26 /07 /juillet /2009 20:39
 






Après 3 albums et de nombreuses collaborations, entre autre avec 4 Hero, Ursula Rucker, l'artiste de Philadelphie, revient avec de nouvelles techniques, sur Ruckus Soundsysdom, qui ont fait sa légende dans le monde du Spoken Word. Le dernier album d’Ursula Rucker, Ruckus Soundsysdom, est un savant mélange d’observations du monde, de la société américaine et de confessions personnelles. Ursula Rucker nous y raconte son histoire, ses contradictions. Elle, une poétesse qui ne slamme pas, une catholique qui jure, nous encourage à nous accepter tels que nous sommes, à accepter chaque trait de notre personnalité. Ursula Rucker Ursula Rucker Sur la chanson Read Between Lines, Ursula s’en prend aux labels qui condamnent ses contradictions, et se moque même de l’auto-tune ou des morceaux chopped and screwed omniprésent en ce moment. Mais son album Ruckus Soundsysdom n’est pas seulement une critique de la société, comme on peut l’entendre sur la chanson Ever Heard of It, Ursula Rucker nous parle de sa vérité, ou encore avec la chanson Thinkin ‘Bout U. Ursula Rucker Ursula Rucker Cet album est aussi d’une fluidité extrème entre les passages hip hop, R&B ou poétiques, au travers desquels Ursula Rucker créée son propre chemin, et on est pret à la suivre aveuglément…
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23 juillet 2009 4 23 /07 /juillet /2009 16:59
 


Non contents de mélanger deux genres majeurs des musiques populaires avec leur jolie pop électronique, les gens de l'entourage Morr Music s'intéressent depuis un petit bout de temps à un troisième, le rap. Jusqu'ici, c'est plutôt vers le hip hop déjà franchement métissé d'Anticon que ces gens penchaient, si l'on cite Populous par exemple. Mais le Belge Arne Van Petegem, lui, est allé se trouver un ami du côté de Five Deez, ce duo de rap à peine intéressant, plutôt que chez Sole et sa bande, pour un résultat d'ailleurs assez probant. Naturellement, cette démarche crossover évoque le projet 13 & God. Mais les deux disques sont fondamentalement différents. Le premier cherchait à mixer les trois genres pour en inventer un autre. Sur le présent disque, en revanche, les influences ne se mélangent pas vraiment, elles ne s'interpénètrent pas. Il y avait le quatre-quarts, voici maintenant le trois-tiers. Sur "The Same Channel", chaque genre joue sa partition. Le rap est classique et franc, l'électronique est sautillante et la mélodie accrocheuse. Cependant, cela n'empêche pas une certaine alchimie, ici ou là. Quand Styrofoam fait preuve d'efficacité pop avec ses sons électroniques souvent rétro ("Scream It Out") et son chant effacé parfois passé au vocoder, les paroles de Fat Jon l'appuient avec bonheur. Elles ne sont là qu'en sus, en renfort, mais cela suffit à engendrer quelques réussites, comme l'entraînant "Acid Rain Robot Repair" en introduction ou comme le long, lancinant et mélancolique "The Middle". Sur la longueur, il est vrai, "The Same Channel" ne démentira pas ceux qui considèrent que les albums délicats sortis chez Morr sont peu marquants, qu'ils sont aussi inconséquents que jolis. Mais la joliesse, c'est déjà une qualité, et une qualité qui n'est pas partagée par tous, surtout en matière de crossover pop et rap.
Sylvain Bertot
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19 juillet 2009 7 19 /07 /juillet /2009 15:59



C'est le premier album du groupe Tha Blue Herb composé de DJ O.N.O. et de Ill-Bosstino a.k.a. Boss the MC. Caractérisée par une ambiance sombre, parfois oppressante, parfois plus chaleureuse, je dirais que la cover représente assez bien le CD. Le MC a un flow très spéciale alors je doute que ça plaira a tout le monde mais qui en tout cas renforce encore l'atmosphère qui rend ce skeud vraiment unique.
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