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22 février 2010 1 22 /02 /février /2010 13:00
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http://www.arresteddevelopmentmusic.com/
http://www.myspace.com/arresteddevelopmentmusic

Arrested Development est un groupe de hip hop américain fondé par Speech et Headliner, et composé d'une dizaine de musiciens dont Baba Oje, aîné et leader spirituel du groupe.

À l'opposé de l'image du gangsta rap se développant dans les années 90 aux États-Unis dans le milieu du rap et du hip-hop, les membres d'Arrested Development, par leurs textes engagés, prônant le retour à la nature et à la simplicité, créent un véritable mouvement musical à cheval entre le funk, le rap et les rythmes tribaux africains.

Leurs morceaux les plus célèbres, tels "Tennessee", "People Everyday", "Mr Wendal" ou encore "Revolution" (titre qui servira par ailleurs de générique au film "Malcolm X" de Spike Lee), vont influencer une génération entière de musiciens.

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Note :
Sortie : 2009
Format : DVD
Style : Rap Fusion

Tracklist :
Introduction
Give a Man a Fish
Dawn of the Dreads
Fishin' 4 Religion
Rainin' Revolution
Tennessee
United Front
Ease My Mind
Africa's Inside Me/Revolution
Mr. Wendal
Natural
Southern Fried Funk
Mama's Always On Stage
People Everyday
Outro
Remix Version of Concert - (remix)
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24 janvier 2010 7 24 /01 /janvier /2010 16:00
http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/ZoomPE/4/2/2/3596971174224.jpg
www.la-caution.net
www.myspace.com/lescautionneur

La Caution a sorti le meilleur album de rap français de l’année 2005. Le postulat est posé. Peu sont ceux qui le nieront. Il va de soi que l’album des Cautionneurs, à peine un an après la sortie de Peine de Maure/Arc en ciel pour daltoniens, était très attendu. Mais Quinte Flush Royale, n’est pas un nouvel album de La Caution, mais bel et bien celui des Cautionneurs. La différence ne semble peut-être pas flagrante, et pourtant, les 5 mcs offrent un album plus ancré dans le street rap.

Ca commence donc avec un premier exercice de style : Lettre de noblesse sur lequel les Cautionneurs déclinent l’alphabet à la manière de Blackalicious sur son Aerobic Alphabet. Mais la langue française a ses difficultés. Les Cautionneurs la dompte et jongle habilement avec les mots.
« Arabe apatride appartenant à Allah. J'apparais à part dans vos appartés aryennes. Mon apparence apostrophe. Abominable. A la va-vite, façon fusée Arianne. J'demande Marianne en mariage ».
Cruciverbistes du rythme, ils le prouvent tout au long de l’album, notamment Hi Tekk qui a un flow toujours aussi impressionnant. Preuve en est lorsqu’il pose sur Panorama, sans jamais sembler reprendre sa respiration. La particularité des Cautionneurs est donc de scander leur phrasé en faisant claquer les consonnes pour créer une rythmique qui colle aux textes et aux prods.


Du street rap donc, qui prend sa source et son sens à Noisy-le-sec. « A ma droite il y’a l’Islam, ma rue à Gauche c’est Noisy-le-sec, là ou tout le monde m’appelle Issan, j’ai pas le temps pour les balivernes ». Les Cautionneurs aiment les métaphores et les analogies. Sur Du goudron et des plumes, ils comparent Noisy-le-sec à une ville du far-west et y intègrent les personnages du Bon, la brute et le truand. « Noisy-le-sec : Far-West, quelque chose ne tourne pas rond».
Sur Quinte Flush Royale, la vie des Cautionneurs devient une véritable partie de Poker.


Quelques interludes sont disséminés à la fin des morceaux, sur lesquelles on entend un dialogue assez marrant entre deux vieux africains du nord. Ils nous présentent les Cautionneurs comme « Un groupe de rap qui déchire et qui parle des problèmes de société qui nous concernent tous ».


Ils auraient pu rajouter que si la plupart des prod’ sont signées Nikkfurie, Insomniak et Dolbie & Silvere y apportent également leur griffe. Ainsi, sur le magnifique Prend’s en de la graine, Insomniak délivre une mélodie electro-analogique qui s’élève dans l’echo de da la voix d’Hi Tekk.


Comme sur tout bon album de rap qui se respecte, on retrouve plusieurs egotrips. Celui d’Izno.com, le Noisy l’16 de 16$64 et le groovy Ma définition de Saphir. Mais lorsque les Cautionneurs invitent Tonton Skol, Agent K, Jimmy, La hyène, Criminel et P’tit Slam à poser sur une prod d’Insomniak sur (la) haine, elle laisse entre (nous), l’egotrip se transforme en véritable battle, pour Noisy l’secteur. Rap coup de poing. Uppercut qui t’assomme.


Mais le morceau qui dénote le plus est 93km/h, notamment son refrain soul et vocodé chanté par Gzav’. Les premières écoutes choquent quelque peu et on peut s’interroger sur les intentions des Cautionneurs avec ce morceau. Cependant, la version longue, composée en deux parties, éloigne toutes nos inquiétudes et conclut finalement l’album en beauté.


Depuis quelques semaines, le rap français fournit de très bons albums : Oxmo Puccino, Rocé , Danny Dan... Qui gagnera la partie du meilleur album cette année ? Difficile à dire. Mais n’oubliez pas que Les Cautionneurs ont dans leur jeu une Quinte Flush Royale !

Chroniqué par Antoine
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Note :
Tracklist :
1. Lettres de noblesse
2. Blessés avec le joint
3. 93 km/h feat Gzav' - radio edit -
4. Première rue à gauche
5. Ma définition
6. Du goudron et des plumes
7. Dorro
8. Noisy L'16
9. Prends-en d'la graine
10. Mercure
11. Panorama
12. Izno.com
13. Wall Street
14. (La) haine, elle laisse entre (nous)
15. Centime par centimètre
16. Quinte Flush Royale
17. 93 Km/h feat Gzav' extended version

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22 janvier 2010 5 22 /01 /janvier /2010 17:40
http://www.catchavibe.co.uk/wp-content/uploads/2010/01/Nneka_Concrete.jpg


http://www.nnekaworld.com/
http://www.myspace.com/nnekaworld

Près à sortir dans les bacs le 2 fev. 2010 , le nouvel album de Nneka ! euh ! plutôt les reréédition de ses 2 albums précédent voir de la compilation "To and Fro" de notre chère amie !

Et le problème est là, car franchement , à pare une pigeonade  ou je ne sais quoi , je vois pas les nouvautés la ? Peut être , la maison de disque , les majors ou Nneka elle même c'est peut être dit : que si on reservait la même soupe cela ne se verrai pas !

BAH SI !!!! C'est une honte totale , la tracklist ,  ridicule , pillage des albums precedent , fait peut être en direction des Etats Unis vu la pochette , est totalement indigne du talent de la dite Nneka !
On se croirai en plein Manu Chao qui nous remixes à la va vite ses tubes pour , refondre une autre galette (ço c'est vu no ?!)
Bref , un conseil , puisque le dite objet du crime est sur la toile , déjà en download free , je vous dit allez y si vous voulez des MP3 en doublons !

By DJ DemonAngel

Note : 0
Tracklist:
01. Showin' Love
02. The Uncomfortable Truth
03. Mind Vs. Heart
04. Heartbeat
05. Come With Me
06. Kangpe (feat. Wesley Williams)
07. Africans
08. Suffri
09. From Africa 2 U
10. Walking
11. Focus
12. God Of Mercy
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REVIEW CONNECT :
http://bbpiratesradio.over-blog.com/article-14602315.html
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5 janvier 2010 2 05 /01 /janvier /2010 12:00
www.mattafix.com/
mattafix.jpg
Bon  c'est qui c'est quoi Mattafix ??
Une nouvelle pâte à dent bio-thermo-chimique ??
No biensûr que NOOOO !!
Mattafix c'est deux bon gugus de la english school lyou know woman ? Preetej Hirji et Marlon Roudette , alors il d'ou qu'est ce qui nous pondent comme sonorités me dirai vous et bien :" une musique étrange ah ah !! No c'est du Rap Reggae Ragga  Blues enfin une fusion "
Car nos petits vaurien avec leurs origine indienne et caraîbéenes mix toutes ces sonorités pour nous fournir le meilleur de ce qu'ils ont lo !!!
Et moi je dis respect !!
Bref , Mattafix c'est une note de blues-ragga-rap-tradi-expérimental pleine d'espoir et de revanche dans un monde à la dérive !! BIG UP BROTHERS !!!


En écoute direct bien entendu sur le player

Discographie :
-
Living Darfur                    ( CD Single )  [2007]
- Rythm & Hymns              (Album)          [2007]
- To&Fro                              ( CD Single ) [2006]
- Passer by                         ( CD Single ) [2005]
- Signs of A Struggle         (Album)          [2005]  DOWNLOAD1.gif
- Big City Life                       (Album)         [2005]

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4 janvier 2010 1 04 /01 /janvier /2010 17:00
http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/ZoomPE/2/2/7/3298490004722.jpg
Over me

logo-myspace.jpg
Fort de deux albums, le groupe REFRACTORY poursuit son aventure avec la sortie de leur nouvel opus à la rencontre de l'electro, du jazz et du hip hop.
Ce projet rassembleur trouvera tout autant son audience auprès des fans de ASA ([ASHA] que les adeptes du son abstract hip hop de DJ VADIM.
Séléctionné Album du mois pour le Magazine Open Mag et fort de nombreuses playlists en radio, Le groupe se produira en concert le 9 avril à Marseille avec le Peuple de L'Herbe, le 6 mai à Lille avec DJ Krush et le 14 mai à Paris avec DJ Vadim.
"HOT POTATOES" est un album à découvrir et REFRACTORY un groupe à retenir.
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keep sailing live lorient


bistro live astrolab

Note :
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3 décembre 2009 4 03 /12 /décembre /2009 17:30


Se plonger dans un nouvel album de Sole n’est jamais une mince affaire et nécessite un état d'esprit particulier, du moins si on espère voir le disque se terminer sans pousser un long soupir de soulagement. Avec l'arrivée des beaux jours, j'avoue ne pas avoir été franchement emballé à l'idée de retrouver les atmosphères complexes et pesantes qui avaient fait le succès de Selling Live Water et de The New Human Is Illegal... Et bien mal m'en a pris, car les premiers titres de Live From Rome dégagent une étonnante subtilité, aussi bien dans la production que dans les rimes du chef de file d’Anticon. Sur le papier, Live From Rome était pourtant voué à s’inscrire dans la lignée des précédents albums de Sole. En effet, on retrouve une fois de plus Telephone Jim Jesus, Alias, Controller 7 et l’inégalable Odd Nosdam derrière les machines, récemment rejoints par Tepr, moitié du groupe Abstrackt Keal Agram. Mais une fois insérée dans le mange-disque, la galette dévoile une maîtrise instrumentale inédite, à l’image des nappes aériennes de Self Inflicted Wounds ou de Every Single One Of Us, du folk lo-fi de Sin Carne et surtout de la basse dévastatrice de Atheist Jihad. Dans l’ensemble, la production semble s’éloigner des longues envolées de Selling Live Water pour s’insérer dans un ensemble plus homogène et intimiste, comportant enfin les temps-morts nécessaires pour quiconque désire écouter un disque de Sole en une seule traite. Pour ne rien gâcher à la fête, ce dernier semble avoir également tiré les leçons du passé. Débitant sa prose avec plus de réserve, marquant des pauses lorsque le beat retombe, le rappeur évite cette fois les traditionnels reproches à son égard, sans pour autant livrer une copie parfaite. On apprécie évidemment l’esprit critique et le cynisme du personnage, qui n’a pas son pareil pour jouer avec sa réputation de révolutionnaire invétéré en affirmant «I'm not anti-anything, I'm anti-everything, it fits better», mais les sourcils se plissent toutefois devant la démagogie moralisatrice de certains textes. Certes, Sole écrit son message depuis le centre-même de la nouvelle Rome, parvient à citer simultanément et avec cohérence Chomsky et Ice Cube, mais se perd parfois dans une critique devenue récurrente et facile («Why'd we bomb Saddam? We could have bombed Ariel Sharon» sur Theme). Probablement que cette dernière remarque sort Live From Rome de son contexte premier, celui d’une société américaine partagée entre l’indifférence et la culpabilité («CNN plays the fiddle, while america burns, just pray they hear us screaming... Live from Rome... Ain't nothing wrong... Bags under our eyes because our tears need homes») et toujours plus avide de radicalisme. Quoi qu’il en soit, le vétéran de la Bay Area livre ici un pamphlet supplémentaire dans la description de ce malaise, une œuvre écrite sur le vif et orchestrée avec talent, et qui, sans forcément convaincre, mérite tout de même votre curiosité.
Chroniqué par Miv
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Note :
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23 novembre 2009 1 23 /11 /novembre /2009 14:00

Tracklisting
Nuit Zébrée : Radio Nova
1. The key 00:03:14
2. Spinnin’ 00:02:43
3. Wheels in motion 00:03:28
4. Buddy love 00:03:34
5. Finish this album 00:04:41
6. Searching 00:03:32
7. Go Then, Bye 00:05:58
8. Bad boy 00:05:31
9. Better days 00:04:23
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4 novembre 2009 3 04 /11 /novembre /2009 16:30



PLAYLIST :

01 - Chimp Beams - Sleep Talking
02 - Nujabes - Next View
03 - Dj Signify - Winters Going
04 - Tha Blue Herb - Supa stupid
05 - Fumuj - We live in
06 - K the I - Never heard it done like this ft. High Priest
07 - Mala Rodriguez - Te convierto
08 - Oxmo Puccino - Larme de paix feat Knaan
09 - Clutchy Hopkins And Misled Children - 2:59
10 - Positive Black Soul - Président D'Afrique
11 - 2 Bone Giants - Outro
12 - DJ Krush - Krush ya dreams
13 - Jean Grae - The story
14 - Black Grass - Away
15 - Mongrel - Lies
16 - K'naan - What's Hardcore
17 - Nicknack - Simple shortcomings

 

 

[PLAY]
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1 novembre 2009 7 01 /11 /novembre /2009 17:30

 
À l'origine de Ghostown, composé de Kirsa aux platines et Baptiser à la guitare, il y a un auteur-compositeur, Rael. Non, non, aucun lien de parenté avec l'allumé auvergnat qui attend un hypothétique retour des aliens. C'est une simple homonymie, malheureuse, de prénom entre deux êtres que tout oppose. Quand le second divague en scrutant le ciel, le premier, Rael Powell, est ancré à la réalité de notre monde. Laquelle, source de son inspiration, s'exprime et rejaillit dans les textes et compositions de son premier album : Reflectionz. Point d'élucubrations ici. Mais bien une réflexion, une introspection sur sa vie, ses frustrations, ses espoirs et un regard acerbe posé sur notre société faite de doutes, dérives, déshérences et désespoirs. Une vision souvent teintée de noirceur qui ne connaît pas de frontières. Actuelle en France, où Rael s'est expatrié en 2003 pour composer, elle l'est tout autant outre-Manche et notamment en Ecosse, son pays d'origine. Un mot illustre parfaitement cette représentation : Ghostown, justement. Un choix qui n'est d'ailleurs pas le fruit du hasard. À la fois hommage aux Spécials, dont c'était le titre d'une de leur chanson " parmi mes préférées avec le riff du début, juste parfait !" dixit Rael, et symptomatique de souvenirs passés : " j'ai grandi dans les villes fantomatiques du sud de l'Ecosse où les usines ont fermé depuis longtemps, où il n'y a plus de travail, plus rien à faire... Il y a aujourd'hui beaucoup de villes comme cela ". Le titre éponyme (en plage 4) en réalise la parfaite osmose, relatant l'irrémédiable descente d'une cité et de sa population : " J'ai voulu raconter le quotidien d'aujourd'hui : la fermeture des usines et son cortège de chômeurs et de suicidés, et la nouvelle génération élevée alors dans des conditions sociales et économiques qui les poussent vers la drogue et le désespoir ". Une détresse qui peut aussi générer violence et jusqu'au-boutisme. Quitte à basculer du côté obscur. Ainsi le parcours de" Johnny Marr ", conté tel un polar (ça me rappelle Un petit boulot de Iain Levison), interroge sur la déchéance sociale et le besoin de reconnaissance médiatique comme horizon ultime. Ce mal-être ambiant, cette vision acérée sur la société étant trop lourds à porter pour un seul mouvement musical, Ghostown a opté pour un mix qui puise dans les influences où baignait la jeunesse de Rael (B-52's, Talking Heads, Brian Eno...) et les courants underground des dernières décennies. Si le trip-hop bristolien du début (Portishaed et Tricky) teinte nombre de titres, la production de Ghostown ne peut se contenter d'une telle restriction : " Notre univers prend sa source dans le hip-hop circa 93-97 auquel se sont adjoints les courants des rappeurs londoniens (Roots Manuva, Dizzee Rascal) et américains (Madlib ou Dr Octagon). Sans oublier une pointe de Gypsy ". Cette dernière colle aux samples ethniques de Moy Moy Moy (tendance tzigane d'Europe de l'Est) ou d'Accordéon (surprenant croisement des Négresse Vertes ou d'Arno avec un rap au flow tranchant). Souvent flegmatique parfois proche d'une rafale de mitraillette, le flow de Rael s'identifie à celui de Buck 65 ou Tricky. Chez Ghostown, pas de beat prédominant qui écrase l'harmonie de l'acoustique mariée à l'immatérialité de sons élecro/synthé. Sans oublier des inspirations jazzy ou blues, et surtout une constellation de bruits, samples et scratchs qui fusent deci delà. Jamais en excès (comme cet emprunt de Bourvil dans Big Moustache), juste par petites touches savamment dosées et ajustées. L'éclat supplémentaire mais indispensable pour souligner la profondeur et la beauté de la création. Si ReflectionZ n'atteint pas la perfection d'un joyau, Ghostown ne s'est pas contenté de confectionner une simple épure, mais a réalisé une parure musicale qui laisse augurer un second ouvrage encore plus aboutit.
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31 octobre 2009 6 31 /10 /octobre /2009 19:00


A seulement 22 ans, Sadistik nous sert une œuvre aboutie, remplie de maturité, teintée de poésie et musicalement accomplie. Difficile de vous présenter de façon plus élogieuse ce MC de Seattle qui fait une entrée fracassante dans l’univers du rap U.S. Comparé à Slug pour son flow ou à Sage Francis, il fait certainement partie aujourd’hui des meilleurs lyricistes, alliant une technique éprouvée à une qualité de plume ahurissante. Même s’il aborde le plus souvent des sujets à la tristesse palpable, souvent sombres et mélancoliques, il ne reste pas enfermé dans ce style qu’il maîtrise, et s’accorde quelques bouffées d’oxygène moins pesantes. C’est surtout musicalement qu’il étonnera le plus grand nombre, car il se dégage de son premier «The Balancing Act» une atmosphère unique qui ne nous quitte pas du début à la fin. On a affaire à un orfèvre du sampling, puisant un peu partout de quoi alimenter sa créativité. Beaucoup de cordes et de piano («Playing God», «Murder Of Crows» feat Louise Fraser) offrant quelques symphonies rapologiques enivrantes, des beats efficaces qui ne sont pas sans rappeler l’école Anticon, et une ambiance vaporeuse rappelant le «Labor Days» d’Aesop Rock. En témoigne «Memento Mori» et ses voix classiques couplées à une multitude de sons (trompettes, hautbois, et autres nappes extra-terrestres), pour un résultat aussi entraînant que bluffant, tout comme «The Exception To Everything», «Angel Eyes», «Searching For Some Beautiful» dans un registre assez proche. On est même plutôt surpris quand il reprend un extrait de la B.O du «Fabuleux Destin D’Amélie Poulain» de Yann Tiersen sur «November», conservant l’ambiance originale en y ajoutant le spleen tranchant de sa voix. Difficile de ne pas citer «Ashes To Ashley» feat Mac Lethal ou le magnifique «Writes Of Passage» feat Vast Aire, deux pépites de plus dans la mine d’or que se révèle être ce «Balancing Act». On peut d’ores et déjà qualifier ce premier opus de classique du genre, tant il ravira les puristes d’un Hip Hop original. Influencé de son propre aveu par des artistes aussi variés qu’Atmosphere, Cannibal Ox ou Radiohead, il impose son propre style, d’une noirceur évidente, mais remplie de sentiments plus complexes, qu’une écoute attentive met en lumière. Il n’en fallait pas plus pour en faire un des artistes les plus cotés de l’underground, dont on attend de grandes choses à l’avenir. Une des plus grandes révélations de ces cinq dernières années, pas moins.
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