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12 novembre 2009 4 12 /11 /novembre /2009 18:00

 
Fondé en 2004, puis repéré au printemps de Bourges, le collectif Chinese man a sorti en 2007 The groove sessions, un condensé des 3 EP sortis auparavant : Pandi, Bunni et Indi grooove. L'ensemble brasse diverses influences : l'Inde (Nithin Sawney mixé sur Eight y cinco), la Chine et ses différentes voix ou encore le jazz américain des années 30. Pas mal me direz-vous... Pas mal du tout même car ce n'était pas gagné d'avance. L'ouverture un peu mollassonne, le triste You suck me, le dispensable Skank in the air ou la conclusion un peu tristounette rappellent combien l'équilibre d'un album peut paraître fragile. Mais qu'on se rassure de suite : le reste devrait vous faire dresser les oreilles. Car lorsque le polyculturalisme prend, ça dépote. Mais plus que les pandas, les lapins et les indiens ce sont des jazzmen qui l'emportent : les Washboard rhythm Kings, un de ces groupes très populaires pendant la grande dépression (de là à y voir y voir un signe...) dont les thèmes sont ici mixés avec beaucoup de maestria. I've got that tune et Artichaut sont deux pépites du genre et ça fait vraiment plaisir. Le hip-hop de Washington square dépote bien lui aussi tout comme More avec ses voix-wwwahaaa et ses choeurs de petits chinois dont on ne regrette qu'une chose : qu'il ne clôture pas l'album ! Alors certes, vous n'écouterez probablement pas l'album en boucle pendant des mois, mais certaines de ces pistes pourraient bien figurer un bon moment dans votre playlist. Et en ces temps de crise, on ne s'en plaindra pas...
Erwan
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